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Joe Wicks nous explique pourquoi on ne regrette jamais d’avoir fait de l’exercice

Ben et Anya s'entretiennent avec Joe Wicks, alias « The Body Coach », pour parler de course à pied, de santé mentale et des raisons qui le poussent à se donner pour mission de faire bouger 50 000 personnes d'ici 2026.

Écrit par Anya | Runna Athlete

Des matins de sport avec Joe, devenus viraux pendant le confinement, à sa tentative de courir un 5 km en moins de 20 minutes aux côtés de Mo Farah, Joe nous explique comment le sport est devenu pour lui un remède bien avant d’en faire son métier, et pourquoi il pense que la course à pied, en particulier, est le moyen le plus simple de s’y mettre pour ceux qui n’en ont jamais fait auparavant.

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Pourquoi l'exercice physique est devenu un remède pour Joe

Joe a grandi dans ce qu'il décrit comme un foyer chaotique, et le sport est devenu pour lui l'exutoire qu'il ne trouvait nulle part ailleurs.

« Si je n'avais pas fait de sport, je me demande vraiment comment ma vie aurait tourné… C'était pour moi un exutoire physique qui me permettait d'évacuer la tension et l'anxiété accumulées dans mon corps. »

Il considère ses professeurs d'éducation physique comme ayant été parmi les premiers modèles masculins positifs de sa vie, à une époque où il se faisait renvoyer de la plupart de ses autres cours.

Dans les coulisses de la première séance de sport du matin avec Joe

Lorsque le confinement a été annoncé, Joe a eu une idée à minuit et a lancé sa diffusion en direct le lendemain matin, sans véritable plan, simplement muni d’un trépied et d’une caméra dans son salon à Richmond.

« Il m'a dit : “Oh mon Dieu, Joe, ça commence à dégénérer.” » Je me suis dit : « Comment ça ? » Il me dit : « Il y a 400 000 spectateurs en direct »… mon cœur bat la chamade. « Je m'apprête à me jeter devant la caméra, devant, disons, techniquement, des millions de personnes. »

Il l'a fait tous les jours pendant 18 semaines d'affilée.

Qu'est-ce que le « jeffing », et pourquoi ça marche ?

Joe explique en détail la méthode « run-walk » connue sous le nom de « Jeffing », du nom du marathonien olympique Jeff Galloway, qui a inventé ce format « course-marche-course » et qui est décédé récemment à l'âge de 80 ans. Joe s'en est d'abord servi lui-même pour courir le marathon de Londres avec un ami qui n'avait jamais couru plus de 18 km à l'entraînement.

« Je voulais inciter les gens à se dire : “Tu sais quoi ?” « Si Joe peut se permettre de faire ça, pourquoi pas moi ?... Certains l'ont critiqué, mais je trouve que ça procure un réel plaisir. »

À la poursuite d'un 5 km en moins de 20 minutes avec Mo Farah

Joe s'est fixé comme objectif de passer sous la barre des 20 minutes au 5 km et, après quelques tentatives en solo, il a demandé un coup de main à son coéquipier de Soccer Aid.

« Si quelqu'un doit m'aider à courir le 5 km, ce sera Mo Farah… Ce n'était que ma septième tentative, n'est-ce pas ? » « Je ne faisais donc pas de courses de tempo ni d'entraînement en zone 2, j'essayais simplement de battre mon temps à chaque fois, ce qui n'était sans doute pas très judicieux. »

Pourquoi la personne « de zéro à un » est la plus importante

La philosophie de Joe en matière de motivation vise avant tout à toucher les personnes qui mènent actuellement une vie sédentaire et ne font aucun exercice, plutôt que celles qui sont déjà en forme et pratiquent la course à pied.

« C'est vraiment à cette personne qui passe de zéro à un que j'ai le plus envie de m'adresser, parce que c'est ça, la transformation, n'est-ce pas ? » « Si vous parvenez à inciter ces personnes à bouger et à faire de l'exercice, vous pourrez alors transformer leur vie. »

Il reconnaît sans détour que beaucoup de personnes qui se sont mises au sport pendant le confinement sont depuis retombées dans la sédentarité, et que c'est ce groupe-là, et non les personnes déjà actives, qu'il cherche réellement à toucher.

Ses conseils pour faire bouger les enfants

Avec ses propres enfants, Joe préfère les laisser essayer différentes activités plutôt que de les orienter vers un sport en particulier.

« Je pense vraiment qu'il s'agit de leur donner l'occasion d'essayer différentes choses… C'est tout simplement : tu vas faire ce que tu as envie de faire. » Je peux peut-être t'aider dans le jardin et t'entraîner un peu, mais je ne suis pas, disons, leur coach physique. « Je suis juste papa. »

L'objectif visé : 50 000 personnes qui déménageront en 2026

L'objectif actuel de Joe n'est pas un temps de course ni un record personnel, mais le nombre de personnes qu'il parviendra à faire bouger en personne cette année, que ce soit lors de parkruns, d'événements ou de visites dans les écoles.

« Je viens de me fixer un objectif pour cette année… » Je veux faire bouger 50 000 personnes cette année. C'est l'objectif que je me suis fixé. Ça va donc être difficile, mais c'est possible. « J'ai trouvé la solution, c'est possible. »

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