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Pourquoi les jours de repos vous permettent de courir plus vite

L'entraîneuse Anya et l'athlète olympique Colleen Quigley démystifient les idées reçues sur le repos et la récupération.

Écrit par Michelle

La plupart des coureurs savent qu'ils devraient s'accorder des jours de repos. La plupart des coureurs trouvent également des raisons de ne pas le faire.

Trop coupable. Trop convaincu qu'un tour de plus ne fera pas de mal. Je suis trop au courant de ce que tout le monde semble faire sur Strava.

Dans cet épisode « Coach on Call » du podcast The Runna, la coach Anya s'entretient avec Colleen Quigley, athlète Runna et médaillée olympique, pour une conversation brève mais percutante sur le repos et la récupération. Ils démystifient les idées reçues pour répondre à la question que tout coureur se pose au milieu d'un bloc : est-ce que je fais le paresseux, ou est-ce que j'ai vraiment besoin de m'arrêter ?

Voici ce qui en est ressorti. Regardez ou écoutez l'épisode dans son intégralité pour découvrir l'intégralité de la conversation.


« Si vous n'avez pas de courbatures, vous n'avez pas besoin d'une journée de repos » : c'est un mythe

La douleur est un indicateur retardé. Cela vous indique ce qui s'est passé il y a deux jours, et non ce dont votre corps a besoin aujourd'hui.

La fatigue s'accumule discrètement tout au long d'un bloc d'entraînement, séance après séance, jusqu'au jour où votre course tranquille vous donne l'impression d'être une course de tempo et où vous ne comprenez pas pourquoi. La coach Anya est très claire là-dessus. Ce n'est pas parce qu'on se sent suffisamment mal qu'on a droit à un jour de repos. Il faut le prendre avant d'en avoir besoin.

Colleen a mis des années à l'apprendre à ses dépens. Le fait de ne pas respecter ses jours de repos ne l'a pas rendue plus en forme. Cela l'a plongée dans des situations difficiles dont elle a mis des semaines à se sortir.


Considérez le jour de repos comme faisant partie intégrante de la session

Une nouvelle façon d'aborder les choses apparaît dès le début de l'épisode, et cela vaut la peine de s'y attarder. C'est ainsi que Colleen conçoit le rétablissement.

Le travail acharné ne représente que la moitié du chemin. C'est pendant le jour de repos que ce travail porte réellement ses fruits. C'est là que vos muscles se reconstruisent et deviennent plus forts, que vos hormones se rééquilibrent et que votre système nerveux passe du mode « combat ou fuite » à un état propice à l'adaptation.

Si vous ratez systématiquement cette occasion, vous cesserez de progresser physiquement. Ça ne fait qu'accumuler la fatigue.


La récupération active et le repos complet ne sont pas la même chose

Les jours de repos ne se ressemblent pas tous, et choisir le mauvais type de repos au mauvais moment peut avoir des conséquences importantes.

L'entraîneuse Anya fixe des limites claires. Une journée de repos complet signifie : pas de course ni d'entraînement structuré. Une balade, ça me va. Levez les pieds dès que vous le pouvez. Une journée de récupération active, c'est-à-dire consacrée à la natation, au vélo, au yoga ou à une séance de spinning légère, reste une journée d'entraînement, mais très douce. Cela favorise la circulation sanguine et soulage les jambes, et Colleen affirme que cela lui fait souvent plus de bien que de ne rien faire du tout.

La règle à retenir : la récupération active reste une récupération. Utilise-le pour soulager tes jambes, pas pour caser une séance supplémentaire.


Comment savoir quand on a vraiment besoin d'une journée de repos

C'est un aspect auquel aucun programme d'entraînement ne peut répondre de manière exhaustive, car la réponse dépend de votre corps, de votre bloc d'entraînement et du déroulement de la semaine écoulée.

Le cadre de travail de Colleen est simple. Une mauvaise journée ne veut pas dire grand-chose. Mais quand vous vous sentez à plat pendant plusieurs jours, que les nuits de mauvais sommeil s'accumulent, que votre variabilité de la fréquence cardiaque (VFC) ne cesse de baisser sur votre appareil connecté, ou qu'une petite gêne passe discrètement de deux à quatre sur une échelle de dix, c'est votre corps qui vous envoie un signal qu'il vaut mieux prendre au sérieux.

Le principe d'entraînement à retenir de cet épisode : ne supprimez jamais un jour de repos de votre programme. Ajoutez-en un dès que les signes sont là.


Tu es bien plus qu'un simple coureur

L'un des moments les plus intéressants de l'épisode n'a rien à voir avec la physiologie.

Colleen aborde l'aspect psychologique du repos et explique pourquoi s'accorder une journée sans entraînement est non seulement nécessaire sur le plan physique, mais aussi bénéfique sur le plan psychologique. La course à pied peut devenir une partie intégrante de l'identité. Et quand cela arrive, une journée de repos peut être perçue comme une menace pour votre identité.

Sa nouvelle perspective est très généreuse. Le jour de repos est l'occasion de se rappeler ce que vous aimez faire d'autre. Une longue promenade avec les chiens. Quelque chose de créatif. C'est quelque chose qui n'a rien à voir avec l'allure ou le kilométrage.

Tu es bien plus qu'un simple coureur. Et parfois, la chose la plus sportive que l'on puisse faire, c'est de s'arrêter.


Écoutez l'épisode dans son intégralité

Au cours de leur entretien complet, Anya et Colleen abordent bien d'autres sujets, notamment les aspects scientifiques, les signes avant-coureurs et le changement de mentalité qui rend les jours de repos incontournables.

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